“Je me rends à Laval pour assister à la présentation de la collection de Lucian Matis au Très Chic. Il a déjà habillé des célébrités comme Nelly Furtado, Tyra Banks et notre première dame, Sophie Grégoire. L’endroit épuré met en valeur les vêtements suspendus sur les supports. Quand je rentre dans la boutique, on m’accueille et m’offre de déposer mon manteau au vestiaire. Une fois à mon aise, je me dirige vers l’espace cocktails. Un évènement se passe toujours mieux avec un petit verre à la main. On me sert un gin de couleur bleue. À ma surprise, lorsque la serveuse ajoute le soda au gingembre, la couleur se transforme en un mauve lilas. Vient s’ajouter une petite branche de lavande séchée, je peux enfin savourer mon verre. Délicieux. « Ça commence bien. », me dis-je.”

(..) “Je me promène à travers la petite foule afin d’aller regarder les confections des designers. La boutique vend des vêtements de plusieurs créateurs, mais ce soir c’est Lucian Matis la vedette. Le bruit s’estompe et le silence se laisse envahir par le discours de la fondatrice. « Ce fut une aventure incroyable avec un début modeste et maintenant nous en sommes à notre deuxième boutique […] afin de mieux servir nos fashionistas de la Rive-Nord. » S’en suivent des applaudissements. Lucian Matis prend le micro et remercie tous ceux qui sont venus”

(…) “Je lui demande de l’interviewer et il accepte gentiment”. “Il m’explique que les morceaux présentés sont les meilleurs vendeurs de sa collection de printemps 2019. Il me dit qu’il tire son inspiration de l’artiste japonaise Yayoi Kusama. Reconnu pour ses motifs de cercle, il m’explique que ses vêtements se rapportent tous à cette forme géométrique considérée parfaite. Il me raconte qu’il s’est associé avec la boutique puisqu’il ne possède pas de magasin propre à lui. Il me fait part de son parcours. Je suis impressionnée par le fait qu’il est originaire de Roumanie et que c’est à sept ans qu’il a vendu son premier morceau, une veste Mickey Mouse. Il est arrivé en 1999 à Toronto pour faire ses études qu’il a ensuite poursuivies à New York. Il me relate qu’il a travaillé auparavant pour de plus grandes industries et qu’il a pu constater le manque de finesse dans la conception des vêtements. Il m’émet qu’à cette époque, il avait ce grand besoin de vrai mode. C’est ce désir qui l’a poussé à changer de branche de la mode, lui permettant ainsi d’arriver où il en est aujourd’hui. Nous prenons une rapide photo, puis je le remercie de son temps. C’est en le félicitant pour son travail que nous nous disons au revoir.”

Source: Le Cahier. Lire Plus | Read more>>